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Pilote par pilote du grand-prix d'Angleterre

 

Red Bull Racing (Vettel 2e, Webber 3e)

Pas de chance pour Sebastian Vettel. Auteur d’un superbe départ, il dépasse son équipier et prend la tête de la course. Malheureusement pour lui, son second arrêt se passe mal, et il y perd de précieuses secondes. A sa sortie, il se retrouve 3e, derrière Alonso et Hamilton. Et tandis que l’espagnol enchaîne les tours rapides, Vettel doit patienter derrière l’anglais. Il anticipe finalement son troisième arrêt, et parvient à dépasser Hamilton. Il conserve sa 2e place jusqu’à l’arrivée, résigné à poursuivre un Alonso trop loin, malgré un retour fulgurant de Webber dans les derniers tours.

 

Manque de réussite aussi pour Webber. Comme souvent lorsqu’il est en pole, il rate son départ, et manque de se faire dépasser par Alonso, en plus de Vettel. Comme son équipier, il perd un peu de temps lors de son second arrêt, d’où il ressort 4e. Il parvient finalement à doubler Hamilton au 46e tour, profitant de rythme assez lent de l’anglais. Il attaque enfin comme un damné, et échoue dans les échappements de Vettel, à qui il comptait bien ravir sa 2nde place. Il passe seul dauphin du champion en titre au championnat.

 

 

Mc Laren (Hamilton 4e, Button ab.)

Légère déception pour Hamilton, qui doit abandonner un superbe podium à Mark Webber, obligé de ralentir à cause d’un manqué de carburant. Avant cela, il avait effectué une belle remontée, puisqu’il partait seulement 10e. Dès le départ, il est 7e, et se retrouve 2nd, après les arrêts manqués des Red Bull. Il résiste de façon osée à Massa dans le dernier virage, préservant une 4e place malgré tout bienvenue, qui lui permet de rejoindre son équipier au général.

 

Equipier qui peut lui aussi nourrir de gros regrets : alors qu’il était 5e, et en lice pour la 3e place, il est libéré trop tôt lors de son troisième et dernier arrêt. Alors que la roue avant droite n’est pas encore fixée, l’homme à la sucette s’écarte, et Button s’élance. Constatant que sa roue se détache, il s’arrête aussitôt, là où d’autres auraient fait un tour complet sur trois roues, montrant là toute sa présence d’esprit et son respect des règles. Il perd toutefois deux places au général, dépassé par Alonso et Webber, et rejoint par Hamilton.

 

 

Ferrari (Alonso 1er, Massa 5e)

Superbe course d’Alonso ! Qualifié 3e, il est tout près de dépasser la poleman Webber au départ. Après son premier arrêt, il se retrouve sous la menace d’Hamilton, qui le dépasse. Mais les performances de sa voiture s’améliorant avec la piste qui séchait, il redouble l’anglais. Profitant des problèmes des Red Bull aux stands, il se retrouve en tête, et réalise une incroyable série de tours, mettant une pleine seconde par tour à ses poursuivants. A l’issue des troisièmes changements de pneus, il a 15s d’avance sur Vettel, ce qui est largement suffisant pour gérer la fin de course. Il est maintenant 3e au général.

 

Course assez discrète de Massa, parti 4e, et 5e à l’arrivée. Il est doublé au départ par Button, mais récupère sa position deux tours plus tard. Ensuite, il est dépassé par Hamilton par changement de pneus interposé. Il pouvait toutefois espérer retrouver cette 4e place en fin de course, mais sa tentative de dépassement dans le dernier virage a échoué, et Hamilton termine finalement devant. Il consolide sa 6e place, mais très loin des cinq premiers.

 

 

Mercedes (Schumacher 9e, Rosberg 6e)

Course mi-figue mi-raisin pour Schumacher. Partir 13e et finir 9e est en soi une belle performance, mais il y avait de quoi faire mieux pour l’allemand : 10e à l’issue du premier tour, il se débarrasse rapidement de Maldonado et passe 9e. Hélas, juste avant son premier arrêt, il heurte Kobayashi et arrache son museau avant. Il perd du temps à le changer, et plus encore à purger la pénalité de 10s infligée par les commissaires de piste. Reparti très loin, il profite de ses pneus secs pour remonter petit à petit dans la hiérarchie, jusqu’à rentrer dans les points.

 

Course solide de Rosberg, qui semble s’être fait un nouvel ami en la personne de Perez. Coupable d’un mauvais envol, il n’est que 12e après celui-ci, talonné par Perez. S’en suit une lente mais efficace remontée au classement, toujours poursuivi par le mexicain. Cette remontée est en partie due à son excellente gestion des pneus : il n’a en effet effectué que deux arrêts, soit un de moins que les autres pilotes. Excepté le pilote Sauber, sur la même stratégie, à qui il a dû résister jusqu’à quatre tours du but, moment où l’écart est enfin devenu supérieur à la seconde.

 

 

Lotus Renault (Heidfeld 8e, Petrov 12e)

Encore une fois très loin sur la grille, Heidfeld a mené une course discrète, comme à son habitude, qui lui a permis de remonter et d’inscrire les seuls points de son écurie. Là encore, comme souvent… Pourtant, il partait deux places derrière Petrov, mais dès le premier tour, il avait dépassé le russe. Il a ensuite été, pendant tout le grand-prix, sous la menace d’Alguersuari, mais a résisté à la Toro Rosso, et termine finalement 8e.

 

Comme Heidfeld, Petrov a mené une course discrète. Mais ça n’est pas toujours suffisant pour prendre des points, et, comme il y a quinze jours, il termine hors du Top 10. Pourtant, une nouvelle fois, il partait devant son équipier, mais termine derrière. La Lotus Renault est fiable (cf. Classement des tours parcourus), mais semble vraiment manquer de compétitivité. Qu’ils sont loin, les deux podiums inauguraux…

 

 

Williams (Barrichello 13e, Maldonado 14e)

Week-end difficile pour Williams. Barrichello, parti de loin, fut longtemps le dernier des ’’top teams’’, la faute à un mauvais départ. Il fut ensuite incapable de remonter vraiment dans la hiérarchie, ne figurant jamais, ne serait-ce que virtuellement, parmi les dix premiers. Il a toutefois le mérite d’avoir profité de l’accrochage entre Di Resta et Maldonado, en parvenant à dépasser son équipier, pourtant parti bien plus haut sur la grille.

 

Maldonado, lui, est toujours bredouille. Pourtant, le vénézuélien s’est hissé trois fois en Q3, ce qui semble un bel exploit, au vu des performances de sa voiture. Il a même réalisé ce week end la meilleure qualification de sa carrière. Mais il est encore trop tendre en course, comme en témoignent tous les dépassements dont il fut victime. Retombé hors des points, il s’accroche avec Di Resta, et voit Barrichello lui passer devant. Il se contente donc de la 14e place finale, bien loin des points espérés avant le départ… Cela reste toutefois son meilleur résultat en F1 à ce jour.

 

 

Force India (Sutil 11e, Di Resta 15e)

Grosse désillusion pour Force India ! Alors que les voitures furent longtemps toutes les deux dans les points, l’écurie indienne repart bredouille d’Angleterre… Sutil, qualifié 11e, échoue à cette même position finale, la plus frustrante, alors qu’il n’a quasiment jamais figuré hors du Top 10. Il a été victime des remontées de pilotes parti plus loin, tels Schumacher ou Perez. Pas de chance pour l’allemand, qui avait la possibilité de prendre des gros points ce week-end.

 

Mais la déception est encore plus forte chez son équipier ! Superbement qualifié 6e, soit la meilleure qualification de sa carrière, qui plus est à domicile, Paul Di Resta doit se contenter d’une anonyme 15e place. Pourtant, son début de course était très satisfaisant, puisqu’il a longtemps été 7e, derrière les trois meilleures écuries. Mais alors qu’il s’arrête pour la seconde fois, ses pneus ne sont pas prêts ! Ce sont de nombreuses secondes qui s’écoulent, et des positions qui s’envolent. Revenu en piste, il s’accroche avec Maldonado, sûrement dépité par ce cruel coup du sort, et finit ainsi 15e, à un tour du vainqueur.

 

 

Sauber (Kobayashi ab., Perez 7e)

Course frustrante pour Kobayashi : pas grand-chose à se reprocher, et il se retrouve malgré tout impliqué dans deux des principaux incidents de la course : il est heurté par Schumacher en début de course puis, lors de son arrêt, il est relâché trop tôt par l’homme à la sucette : afin d’éviter une Williams qui arrive à son stand, il est contraint de faire un travers, arrachant au passage un des pistolets du stand Force India. Pénalisé de 10s d’arrêt aux stands suite à cette manœuvre, il renonce quelques tours plus tard, à cause d’un problème de moteur.

 

Superbe course en revanche de son jeune équipier mexicain, Sergio Perez. Pourtant seulement 12e sur la grille, et 13e après le départ, le débutant a réalisé une course très sage, dans un style dont il est coutumier : la gestion des pneumatiques. Il a une fois de plus réalisé un changement de pneus de moins que ses adversaires, ce qui lui vaut de remonter jusqu’à une belle 7e place finale, son meilleur résultat de l’année, et donc de sa carrière. Il aurait même pu espérer mieux, mais il a passé toute sa course derrière Rosberg, qu’il n’est pas parvenu à dépasser.

 

 

Toro Rosso (Buemi ab., Alguersuari 10e)

Course très discrète de Buemi, interrompue juste avant la moitié. Eliminé comme son équipier, à la surprise générale, dès Q1, Buemi n’a jamais été vraiment en mesure de montrer quoi que ce soit, excepté lorsqu’il a dépassé Petrov, s’emparant alors de la … 16e place. Il renonce au 28e tour, victime d’un accident. De gros regrets pour le Suisse, car les essais étaient très prometteurs pour l’écurie, mais les qualifications ratées font mal. Premier abandon de la saison pour le Suisse.

 

Son équipier espagnol a pourtant réussi à ramener un point, finissant dans les points pour la troisième fois d’affilée. Parti 18e, il a effectué un superbe dépassement sur Petrov, puis a profité de sa bonne stratégie pour remonter place par place dans la hiérarchie, restant toujours derrière Heidfeld. Il se fait néanmoins déborder en fin de course par Schumacher, mais arrache un point précieux qui lui permet de dépasser Buemi an général.

 

 

Team Lotus (Trulli ab., Kovalainen ab.)

Week-end très décevant pour l’écurie malaise, puisqu’après dix tours de course, elle n’avait plus de pilotes en piste. Trulli, décevant en qualifications, puisque seulement 21e et devancé par Glock, a en effet renoncé dès le 10e tour, à cause d’une fuite d’huile.

 

Le bilan n’est guère plus flatteur pour son équipier, bien que celui-ci ait réussi à se hisser en Q2, pour la deuxième fois de la saison. En effet, après seulement deux tours, le finlandais devait garer sa voiture aux stands, boîte de vitesse cassée.

 

 

HRT (Ricciardo 19e, Liuzzi 18e)

Débuts réussis pour le jeune Daniel Ricciardo : appelé pour remplacer un Karthikeyan jugé décevant, le rookie a réussi à se qualifier, puis à rallier l’arrivée, ce qui, au volant d’une telle voiture, reste le principal. Il termine cependant très loin de son équipier, c’est-à-dire à plus d’une minute, et à trois tours d’Alonso.

 

Course très classique aussi pour Liuzzi : parti en fond de grille, il a longtemps résisté à Jérôme D’Ambrosio, mais a fini par céder au belge. Comme pour son équipier, il est difficile pour lui d’espérer faire plus que ramener la voiture à bon port.

 

 

Marussia Virgin (Glock 16e, D’Ambrosio 17e)

Pour la première fois qualifié devant un pilote du Team Lotus, Glock n’a pas vraiment pu se tester en course face à ses adversaires directs, puisque ceux-ci se sont très rapidement éclipsés. Il s’est alors contenté de faire le nécessaire, devançant une nouvelle fois son équipier, dont il semble avoir pris la mesure.

 

Après un début de saison très intéressant, où il faisait régulièrement jeu égal avec son équipier Glock, D’Ambrosio semble avoir plus de difficultés. Bien qu’il parvienne à finir devant les HRT, il semble très loin de lutter avec les Team Lotus, ce que Glock réussit plus ou moins à faire. Néanmoins, il fait ce qu’on lui demande, et termine les courses, engrangeant de l’expérience.

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