Analyse de la course

 

Après un grand-prix d’Europe ô combien décevant, la F1 semble repartie sur les bases très prometteuses du début de saison. Bien que le championnat soit loin d’être relancé.

 

Parce que si Fernando Alonso a réalisé une superbe course, et obtient une très belle victoire, c’est peut-être bien Sebastian Vettel le grand bénéficiaire de ce week-end. Avec sa seconde place, il prend de précieux points, et augmente encore son avance sur son dauphin, désormais relégué à 80 points. Dauphin qui n’est autre que son équipier Webber, encore une fois 3e ce week-end. Derrière, Hamilton, à deux doigts de la panne d’essence, limite la casse, et préserve sa 4e place devant Massa. Notons enfin les belles remontées de Perez, Heidfeld et Alguersuari.

 

Un des principaux faits de cette course reste l’attitude de Mark Webber, qui, dans les derniers tours, a attaqué comme un mort de faim pour revenir sur Vettel. Jusque là, rien d’anormal. Sauf que Vettel est son équipier, et que le manager de Red Bull, Christian Horner, a demandé à Webber de ne pas attaquer Vettel. Alors pourquoi l’australien a-t-il désobéi ? Voulait-il montrer à son patron ce qu’il avait dans le ventre ? A-t-il l’intention de quitter l’écurie à la fin de la saison ? Les deux sont envisageables, mais seul l’avenir nous le dira.

 

L’autre évènement est bien sûr le retour au premier plan de Ferrari, et d’Alonso en particulier. Déjà 2nd en Europe, l’espagnol a cette fois-ci réussi à s’imposer, pour la première fois depuis onze courses. Et si certains diront que cette victoire est davantage due à l’erreur des mécaniciens Red Bull, sa capacité à attaquer et enchaîner les tours ’’de qualifs’’ est impressionnante, et mérite d’être soulignée. Bien qu’il reste très loin de Vettel, il se replace au général (3e), et entretient l’espoir d’un retour, improbable quoiqu’encore possible.

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