Explications : Les pneumatiques

Il existe six types de pneumatiques, quatre slick (=lisses) et deux rainurés. Les slick sont les pneus pour piste sèche, les rainurés pour piste humide.

Les pneus pour piste humide
Ils sont au nombre de deux : les intermédiaires et les pneus pluie. Ils sont rainurés afin de favoriser l’écoulement de l’eau. Les intermédiaires sont utilisés quand il ne pleut pas, mais que la trajectoire n’est pas encore complètement sèche. Comme leur nom l’indique, les pneus pluie sont eux utilisés sous la pluie. Ils sont en revanche inutiles sous des trombes d’eau, comme ce fut le cas au Canada cette année. Le schéma optimal est : il pleut, je mets des pneus pluie. Puis, la pluie s’étant arrêtée, je passe des intermédiaires. Et quand la trajectoire est sèche (ce qui vient finalement assez vite), je chausse des slick, plus rapides. Si rouler en slick sur piste humide est dangereux, rouler en pluie sur piste sèche est très mauvais : en plus d’être moins performants, les pneus pluie s’usent très vite sur le sec. Il n’est ainsi pas étonnant de voir des pilotes, toujours en pneus pluie bien qu’il ne pleuve plus, sortir de la trajectoire pour aller dans les ’’zones humides’’ où leurs pneus seront plus à l’aise.

Les pneus pour piste sèche
Il en existe quatre différents : les super-tendres, les tendres, les mediums et les durs. Ils sont classés en deux catégories : les prime (durs) et les option (tendres). Pour chaque grand-prix, un seul type de pneus est utilisé par catégorie. Ils diffèrent par leurs qualités d’adhérence et par leur usure : plus vos pneus seront tendres, plus ils seront performants, mais plus vite ils s’abîmeront. Alors, me direz-vous, pourquoi utiliser les durs, puisque les tendres sont plus performants ? Tout simplement à cause du règlement, que voilà !

Règlement
Depuis 2007, la FIA stipule que chaque pilote, au cours du grand-prix, doit utiliser, ne serait-ce que pour un seul tour, au minimum un train de durs et un train de tendres. Notons qu’en cas de pluie pendant la course, cette règle ne s’applique plus et les pilotes sont libres d’utiliser les pneus qu’ils veulent.

De plus, les deux types de pneus doivent être séparés par une différence de performances d’au minimum 5/10e de seconde au tour. C’est au manufacturier de fournir à chaque écurie, avant le grand-prix, un train option et un train prime satisfaisant ses conditions.

Par ailleurs, le nombre de trains de pneus est limité. Pour tout le week-end (essais libres, qualifications et course), le pilote reçoit :
-six trains prime
-
cinq trains option
-
quatre trains intermédiaires
-trois trains pluie
Enfin, les pilotes présents en Q3 n’ont plus le droit de modifier leur voiture avant le départ, et par conséquent démarrent avec les pneus utilisés en Q3, qui sont généralement les tendres.

Différenciation
Afin d’aider le spectateur à comprendre les stratégies des pilotes en voyant au premier regard quels pneus sont utilisés, le logo du manufacturier, Pirelli, est écrit dans une couleur différente pour chaque type de gomme.

Pneus super-tendres : rouge
Pneus tendres : jaune
Pneus mediums : blanc
Pneus durs : orange
Pneus intermédiaires : vert
Pneus pluie : bleu

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